Test de Concrete 5

Parmi les CMS (Content Management System), ou architectures de sites les plus utilisées, concrete 5 fait partie des petites mais intéressantes étoiles montantes du web. C’est un CMS open source, avec une licence du MIT. Sa grande force, qui est partagée par des plate-formes de sites « gratuits » comme Wix, est de proposer un moteur d’édition et de construction dynamique, en java. En d’autres termes, un particulier qui désire modifier ses contenus et son site en temps réel, peut « jouer » directement avec les éléments, sans une seule ligne de code ou connaissance dans ce domaine. Le CMS serait le 4ème en termes de popularité d’après prweb (http://www.prweb.com), comblant un vide entre wordpress et drupal, et la société PortlandLabs qui est derrière, assurant un support de qualité et une cohérence d’ensemble malgré la licence open source.

Spécificités

En termes plus techniques, ce CMS fonctionne sur le principe « Modèle-vue-contrôleur » (Model–view–controller) un Wysiwig (What you see is what you get) bonifié. Le CMS avec un language orienté objet notamment dispose d’un cache de serveur intégré, d’une API de développeur, d’un système de suivi de version et de l’optimisation de son moteur de recherche.

Prévoyez un ordi réactif et un bon débit

Le côté négatif de ce mode de fonctionnement à priori assez intuitif est sa relative lourdeur, puisque via le protocole http et l’accès au serveur en temps réel, il faut une bonne connexion et un ordinateur qui ne soit pas surchargé de tâches. Tout son mode de fonctionnement tourne autour de la possibilité de gérer des blocs, certains affichant par exemple le titre, le menu, un flux d’article, une galerie… C’est particulièrement vrai sur les templates de type « commercial » pour lesquels le storytelling impose un scroll avec de nombreux éléments superposés. Il est très facile de déplacer n’importe quel élément en simple glisser-déposer. Moins d’éléments à cocher, cachés dans des sous-menus de paramétrage donc, plus facile et intuitif à gérer au moins en théorie.

Le point fort: Design très intuitif

Chaque bloc dispose de propriétés propres et peut être édité entièrement (editeur de textes intégré), dupliqué, supprimé, importé… Ainsi quelle que soit la complexité des blocs en question (formulaires, galeries, vidéo, etc.) n’importe lequel peut être déplacé en direct sur le site. Reste toutefois une validation à faire via le cache pour afficher aux internautes ces modifications.

Ce système de cache puissant est intrinsèque au fonctionnement du CMS. C’est aussi, pour qui n’en à pas l’habitude, une vraie plaie, car les éléments modifiés n’apparaissent que forcés au prix de contorsions avec les paramétrages. Frustrant.

Pour avoir une idée claire de ce CMS j’ai choisi de l’installer sur un nom de domaine qui en fera frémir plus d’un (et d’une !), spider-encyclopedia.com. Un choix personnel lié a une arachnophobie traitée en tentant de la muer en centre d’intérêt et de l’intêrét de… dominer le web.

L’occasion en tout cas d’apparaître sur la toile avec un site spécialisé dans un domaine ou les extrêmes s’affrontent, vieux sites scientifiques complets mais peu attractifs et sites en one-shots d’étude de collégiens truffés de gifs animés et abandonnés. Bref, quelques raisons concrêtes d’utiliser concrete 5 (allons-y pour les jeux de mots).

Concrete 5 en bref

Concrete 5 existe depuis 2010 et à quelques atouts dans sa manche, outre la taille de sa communauté (282 000 membres, 723 194 sites), le nombre des add-ons (beaucoup de payants également), son côté responsive de base (avec contrôle très bien pensé sur différents types de smartphones !), ses systèmes de droits et permissions et ses options SEO intégrées. Concrete 5 met aussi en avant le fait que son CMS a été choisi en 2016 par l’US Army pour son programme MWR (Unified Web Presence) (msg: Si un troufion de base peut gérer ça…) – bref, un CMS en béton armé à prise rapide :).

Parmi les autres points forts:

  • De nombreux templates, gratuits, utiles, responsives, variés et …récents.
  • Son installation rapide (attention toutefois a bien vérifier sa version de php!)
  • Bonne sécurité du fait de sa relative rareté (0.2 % des CMS installés en 2015)

Maintenant, ce CMS possède une ergonomie particulière, avec quelques points faibles. Outre les lourdeurs du cache, le test suprême est de pouvoir rapidement créér une page de contenu ou un post. A ce titre, c’est peut-être un peu moins intuitif que wordpress qui propose un « + » dans sa barre de navigation permanente ET son menu latéral.

Sur Concrete 5, il existe deux icônes à droite, un icône de « fichiers » et une icône de « réglages ». Si la séparation des fonctions est logique, il faut activer cet icône pour afficher le menu latéral proposant la création et la gestion de contenus. Ensuite vient la séparation entre page et post, gestion d’images et autres selon les addons.

Notez qu’à ce stade le site est « brut de template » avec des contenus et un menu préinstallés. Pour éditer une page existante il faut se lever de bonne heure accéder au sitemap, cliquer-droit, ce qui ouvre le menu contextuel et « visiter la page » ce qui permettra de l’éditer (symbole « crayon » dans le menu de tête). Cela permettra ensuite d’éditer le bloc (autre menu contextuel). Les icônes sont bien choisis et rationnels en général.

Pour créér une page il faut passer par le symbole d’engrenage (réglages) puis « composer », ce qui ouvre à droite la partie édition permettant de remplir le titre, les champs SEO, de catégoriser et de taper son texte, ajouter des éléments.


Ajouter des éléments (symbole +) est assez intuitif. On glisse-dépose le bloc à l’endroit que l’on souhaite en édition visuelle, ce qui en code, ajoute un bloc de type div ou assimilé. La fonction ajouter html permet de place des éléments plus complexes. Le bloc « feature » permet d’ajouter à peu près tout élément spécial de mise en page (icône avec texte, lien…).
Pour sauver la page il faut en repasser par « édition » (crayon), on peut en profiter pour ajouter un commentaire en cas de travail collboratif.

Mon avis

En matière d’intuitivité, Concrete 5 écrase totalement des CMS comme Drupal ou Joomla, il se révèle même plus facile à appréhender que WordPress sur certains aspects, quoique la création et l’édition de pages soit fastidieuse. Le distinguo entre page et article n’est pas non plus évident à priori. Toute « page » est en article par défaut, puisque les commentaires sont activés. Le fait de pouvoir naviguer/éditer à la volée tout contenu avec le point de vue du visiteur est un beau tour de force. WordPress est sans doute plus « chargé » mais fait l’impasse sur les menus contextuels, en tout cas avec l’ampleur d’un Concrete5.

Donc au final Concrete5 se place comme le CMS parfait pour des débutants, plus facile d’usage et avec une courbe d’apprentissage encore plus réduite que WordPress, mais moins de fonctionnalités lorsqu’on va un peu plus dans les détails. Il faut créér un site complexe pour réellement se rendre compte de ses possibilités. J’attendrai donc une commande de ce type pour donner un avis plus éclairé sur cet aspect. Concrete 5 est en toute cas parfait pour disposer d’un site présentable et personnalisé en moins d’une heure.

Gros point noir cependant:

Concrete5 n’existe pas en Français !

POUR LE TESTER
Rendez vous sur http://spiders-encyclopedia.com/index.php/login
Identifiant: test
Mot de passe: motdepasse
adresse mail (bidon): any@mail.com

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