Sketchfab a redécouvrir en VR

Sketchfab est l’une des pépites Françaises mal connue du grand public, création d’Alban Denoyel et son équipe. Pour simplifier, c’est le « Youtube de la 3D« , une des plus grandes bibliothèques de modèles 3D disponible sur le web, doublé d’un réseau social dynamique. Le site créé en 2011 et révisé en 2012 revendique 2 millions d’utilisateurs. Concurrents: MyMiniFactory.com, teapotters.com, Volumental, Cl3ver, entre autres.

Mais ce qui est encore plus intéressant depuis peu est que Sketchfab s’associe maintenant au développement du WebVR puisque sa base utilise WebGL pour afficher la 3D dans le navigateur, Sketchfab permet aussi depuis Janvier 2016 de visualiser les modèles en VR.

Sketchfab en détail

Le site fut créé par Cédric Pinson  en 2011 comme ShowWebGL, puis s’associa avec Alban Denoyel, puis en 2012 Pierre-Antoine Passet tandis que l’application prit son nom définitif. Le nom d’origine, certes moins vendeur, est un témoignage de la technologie utilisée (Le WebGL) qui le rend donc indépendant de systèmes vieillissants comme flash ou de logiciels 3e partie à ajouter sur son desktop et navigateur. C’est une technologie web, donc compatible avec l’ensemble des navigateurs quelque soient leur version.

Une croissance record

Depuis lors et jusqu’en 2019, le nombre d’utilisateurs est passé de 50,000 en 2013 à 2 millions et cela n’inclus pas le nombre de vues et environ 4 millions de modèles uploadés (plus par utilisateur en moyenne, mais tous les utilisateurs n’uploadent pas de modèles). Entre-temps de nouvelles options sont venues s’agréger, donc récemment la VR.

Exemple d’embed responsive hybride avec modèles utilisant des explicatifs (Voir sur qwazaam)

La VR sur Sketchfab

Passage à la VR: Voir les modèles en réalité virtuelle est une option intéressante, à plus-value, d’autant qu’il ouvre des perspectives commerciales. On peut ainsi présenter un futur produit ou prototype en embed, y compris externalisé sur la page du site commercial, et l’afficher par exemple en VR sur un salon. Pour une agence d’architecture, un cuisiniste, décorateur d’intérieur, promoteur, c’est également utile et plus parlant, d’autant qu’une expérience Sketchfab peut être enrichie d’explications popup-up (éléments cliquables, explicatifs) qui redirigent la caméra utilisateur. Et cela vient en plus de la grande latitude d’exploration du modèle, avec notamment le zoom et le panelling.

Sur le plan technique, c’est possible via l’implémentation de WebVR en tant qu’API JavaScript.

En revanche la techno ne permet pas de voyager entre différentes expériences, du fait du caractère fermé de chaque embed. Il est fort possible à l’avenir que des liens internes permettent de voyager entre les expériences, lorsque sketchfab est vu à travers des navigateurs VR tels que mozilla Reality ou Supermedium.

Aujourd’hui, Sketchfab fonctionne avec Google Cardboard et il est prévu d’étendre son utilisations à la réalité virtuelle sur l’Oculus et d’autres devices. La navigation est notamment un des champs de travail. L’autre objectif étant de permettre à des utilisateurs en VR d’accéder  une immense bibliothèque de contenu interactive à explorer.

Sketchfab Editor
Sketchfab VR editor (source)

Créer un site gratuit: Ce qu’il faut savoir

Créer un site gratuitement est une préoccupation constante pour des particuliers mais aussi pour de nombreux freelances et chefs d’entreprises débutant et n’ayant que des ressources limitées; S’il on en juge la masse de réponse de Google sur la requête « site gratuit » depuis 15 ans il est clair que c’est un domaine ultracompétitif.

Un temps ont existé des plate-formes de création gratuites de sites web, en France comme ailleurs. Leur business model était on ne peut plus simple: Un nom hébergé en local ou acheté à part, un éditeur basique mais permettant de rapidement créer du contenu et des tonnes d’options payantes.

alternatifs sites gratuits

En fait, le modèle de financement fonctionnait car certaines de ces options étaient assez vitales comme « enlever les publicités sur mon site », ou « activer le référencement ». (Lire les petits caractères). Lorsque le client était devenu dépendant de son site, il devenait tentant de recourir aux options et le prix final combiné dépassait largement un hébergement de site chez OVH ou One and one par exemple, sans même avoir le bénéfice d’un nom de domaine en propre. Ex: monsite.fr au lieu de monsite.hostgratis.com (autre options payante facturée au prix fort d’ailleurs).

A la limite de la malhonnêteté, ces plate-formes aujourd’hui défuntes pour la plupart ont eu une descendance qui s’est imposée comme le numéro un mondial du domaine, un produit Israélien: Wix. Je n’ai pas encore testé cette plateforme, je ne ferait donc pour l’instant aucun commentaire sur le sujet. En revanche il existe bien d’autres possibilités pour créer un site internet gratuitement.

Techniquement la plupart des créateurs de sites se subdivisent en trois catégories: Les freelances qui veulent une vitrine, les individus qui veulent un site pour leur association, et les bloggeurs. Une PME-PMI ou une organisation qui est consciente des enjeux communication d’un site auront tout intêrét, soyons clair, à vouloir payer pour un produit qu’ils personnaliseront, et un commerçant désireux de se lancer dans l’E-Commerce n’aura quère le choix que d’en passer par une plate-forme payante ou une agence pour son site (Ne serait-ce que pour les frais bancaires liés au système de paiement). Soyons clair: Le site gratuit n’est pas un solution de business viable.

Pour ce qui est de la création du site l’immense majorité partira des templates et options proposés par la plate-forme pour construire le site pas à pas. En revanche personnellement, j’ai cherché une autre approche: Héberger un site existant déjà, pour économiser les frais de nom de domaine, configuration très rare et donc pratiquement sans réponse malgré la foultitude d’options. On se rend compte en effet que toutes ces plate-formes permettent d’héberger un site que l’on crée sur place, jamais de fonctionner comme un simple hébergeur ftp.

Créer un site gratuit sur WIX

L’incontournable WIX (2006) est aujourd’hui le N°1 incontesté des plate-formes de création de site web hébergés (120+ millions de sites web). Le business model est identique à celui des autres plate-formes, proposant en option payantes en abonnement un grand nombre d’options. C’est le type même du freemium a succès, avec une rentabilité permettant de réinvestir massivement dans la publicité. La solution séduit les autoentrepreneurs, associations et particuliers. Mais les PME-PMI devraient réaliser que le référencement n’est « pas une option » et donc que Wix activé avec toutes les options payantes revient plus cher qu’un site internet payé une fois pour toute sans véritable récurrence.
La plate-forme présente toutefois des avantages clés dans ce marché très contesté:
-De très nombreux templates (500+)
-Une interface très simple
-Une construction de site en glisser-déposer et Wysiwig en java réactive et très intuitive
-De très nombreuses options (payantes).

Les inconvénients: Maîtrise du code inexistante (donc impossible de l’optimiser), fonctionnalités E-Commerce réduites et chères, fonctionnalités générales limitées, maîtrise des aspects techniques du SEO (référencement), peu optimisé pour blogger, pas de propriété des données du site.

Créer un site gratuit sur WEEBLY

Autre fameux Freemium, Weebly (également 2006) propose la création de sites en SAAS, en ligne facilement (50 million de sites). L’interface est intuitive et l’hébergement gratuit à condition d’accepter une publicité sur son site, qui disparait avec l’abonnement starter à 7 € (84 €/an) avec en prime le NDD au choix. Les formules s’étagent ensuite jusqu’au Business+ à 42 €/mois. Notez que sur OVH sans aucune limitation par rapport à l’architecture, le pack gold avec le nom de domaine pour un an s’établit à une vingtaine d’euros, donc bien moins cher avec moins de contraintes.

C’est du Wysiwig modulaire, utilisant des systèmes de blog. Il suffit d’ajouter/éditer des blocs supplémentaires pour autant de fonctionnalités (ex. recherche), ce qui permet d’aller plus loin que je choix de templates originaux dans la personnalisation. Un des grands avantages de Weebly également est la possibilité de créer un Blog avec de nombreuses fonctionnalités, ce qui n’est pas le cas de ses concurrents. Outre le maquettage, il y a des plugins nombreux, gratuits pour la plupart, pour étendre les possibilités de son site. On peut également jouer avec des menus relativement complexes, et ajouter des sous-menus en différents endroits du site.

Weebly permet aussi de changer de template sans rien perdre du contenu, avec notamment de beaux arrière-plans d’introduction vidéo, ce que ses concurrents ne proposent pas toujours. Weebly est également 100% responsive. Côté SEO, la maîtrises des titres, URL et metas est totale. Il y a aussi la possibilité de créer différents utilisateurs à droits restreints ainsi que des espaces protégés et espaces membres.

Côté inconvénients, Weebly se révèle un peu moins flexible dans le maquettage que Wix. Weebly propose aussi un E-Commerce, assez rudimentaire et non adapté aux conditions Européennes. Le multilingue est limité et ne prends pas en charge le SEO.

Créer un site gratuit sur Google Sites

Test Firebase Nous avons déjà évoqué la question ici: Créer un Google site. Si l’interface est simple, et rappelle celle de Concrete5, Google site ne permet pas d’y injecter facilement du code ou du style et javascript extérieur et donc ne se prête pas à de l’hébergement web où à une personnalisation intense. En revanche il tient la route pour la création d’un petit site vitrine et contrairement aux plate-formes gratuites ne vous empoisonne pas avec de la publicité. Le croisement avec les services google permet d’y injecter des contenus Google Drive, suivre le traffic et les éventuels problèmes techniques avec Analytics et search console. Il supporte aussi les noms de domaines hébergés par google ou transférés. Voir aussi Firebase (pour des apps, pas des sites).

Créer un site gratuit sur BLOGGER

Autre produit de la galaxie Google, Blogger était une plate-forme de blogging auto-hébergée à succès avant d’être rachetée par le géant de Cupertino. C’est le pendant « blogging » à Google site, plus destiné à des sites vitrines complémentaire d’une fiche google. Pour avoir essayé blogger, il est possible d’yn injecter du style (CSS) et du code php (avec quelques warnings !), mais pour un(e) bloggeur(euse) débutant(e) et partant de rien, le large choix de templates, de personnalisations en font une option à considérer, d’autant qu’il est possible d’y coupler un nom de domaine externe. Toutefois, le blog attend un article par défaut, un peu comme wordpress, et pour un faire un site plus statique il faut en passer par une redirection permanente vers une homepage, avec un process qui est contre-intruitif et assez long, voire frustrant. Certaines options comme le SEO (balises titles, meta et URL personnalisés) sont impossibles ou difficile à configurer.

Base de test sur blogger: https://web.archive.org/web/20180820053254/http://www.coldwar-jets.com/

Créer un site gratuit sur Amazon

AWS custom site

Les services d’Amazon sont bien connus. La compagnie ne se contente pas d’héberger et opérer la plus grande surface de vente virtuelle au monde, mais aussi un galaxie de services internet sous la bannière « AWS » pour Amazon Web Services. Lancé en 2006, il permet entre autres de l’hébergement de masse, pour les images notammnent (chargement rapide) et du Cloud computing (Le Français OVH est concurrent). Dans notre cas, il permet d’ouvrir un compte AWS pour profiter d’un hébergement gratuit pendant 1 ans et c’est ce que nous allons faire.

Première surprise: Une fois le compte créé, il faut, pour le valider, laisser sa carte de crédit (normalement non débitée, mais attention aux pièges des délais et conditions !). On peut toujours rentrer une fausse carte, ce que j’ai fait.
Deuxième surprise: Validation via SMS. Il faut donc bien laisser une vrai numéro pour la validation finale. Comme je n’ai pas envie que l’on revende mes données, je me suis arrêté là.

La création d’un site:
Probablement pour éviter que des personnes mal intentionnées fassent des applications sauvages avec l’hébergement gratuit, la création de code est contingentée. L’interface est relativement complexe, et il faut charger un template en JSON après avoir « créé un stack ». Ensuite il faut attendre que les ressources soient allouées. Le résultat final pointe sur une URL exotique, celle du serveur amazon et de son stack précis. Sur un WordPress par exemple, le lien pointe vers la page d’installation par défaut (wp-install), ce qui permet de finir de compléter le process et personnaliser wordpress sans être dépaysé. En théorie donc tour template en Json est susceptible d’être pris en charge, donc y compris un custom.

Ce tutorial officiel est en un bon exemple: https://www.youtube.com/watch?v=33oxPUvdR-Y
Au final plus de paramétrages (nombre d’instances, logo, cache, etc), bien plus en fait, qu’une installation WordPress classique via ftp.
A déconseiller donc aux débutants, mais un service connu et de qualité à des budgets très abordables basé sur des ressources dynamiques plutôt qu’un forfait, pour utilisateurs relativement avertis/avancés. On peut en effet en théorie charger un template custom.


Le système AWS en fonctionnement. Dynamique, il se révèle moins cher que les forfaits fixes d’OVH, 1and1 et autres.

Créer un site gratuit sur Jimdo

Société Allemande, Jimdo est un logiciel de création de site en mode SAAS, comme Wix. Il est en freemium; ce qui permet de s’afficher en bonne place dans les requêtes de « site gratuit ». Comme les autres plate-formes, Jimdo ne propose pas en freemium un nom de domaine indépendant. En revanche, la solution à une avantage clé: Celui de pouvoir commercialiser quelques articles gratuitement avec son module
E-commerce. Une bonne solution de test avant de passer l’étape supérieure, mais avec une autre solution.

Niveau templates, Jimdo n’est pas très riche, mais c’est compensé en partie par le niveau de personnalisation possible. Par contre, côté Bloging Jimdo est un peu limité, également pour la création de sites complexes avec de nombreuses pages; Jimdo supporte le multilingue, avec une prise en charge côté SEO. Le référencement se limite aux usuels champs de titre, et metas. En outre une publicité st présente en bas de page que l’on peut retirer moyennant un forfait pro à 79 €/an (6.6 Euros/mois), et le business coûte 180 € par an soit 15 €/mois, c’est donc sans doute la solution la moins chère du lot. La solution Business intègre plus de possibilités pour l’E-commerce (mais un seul mode de livraison), permettant donc de tester ses produits sur le freemium dans un premier temps.

Créer un site gratuit sur WordPress.com

Le numéro un mondial des sites web a démarré avec du blogging et sa plate-forme est l’une des plus abouties et populaire. Avec un nom de domaine hébergé de type ndd.wordpress.com, quelques pubs, mais toute la puissance des options wordpress, c’est une alternative interressante; Toutefois, la sécurité est très limite (le plus hacké) et le support très limité, sans compter la relative complexité de WordPress. Le site sera également sur du mutualisé avec peu de ressources, donc lent, et la protection des informations n’est pas au menu, comme sur godaddy.

Les hébergements de sites libres gratuits

Bons plans pour les étudiants et les développeurs qui souhaitent un espace de démo, par exemple x10hosting (cloud) mais qui refusent les inscriptions depuis la France, FreeHostia qui propose de récupérer un nom de domaine existant (et propose des NDD qui ont un coût) et un plan Mail intérressant, mais pour finaliser l’installation demaande ses coordonnées bancaires auprès de LiquidNet Ltd pour s’inscrire complètement (revente des données).

Egalement Altspace est une autre possibilité. Le système d’installation Zacky App permet de mettre en place un WordPress ou Joomla rapidement, ou la création avec Website Builder, vente l’absence de pubs, 1 Go, 50 mo mail, et une BDD de 30 mo. Toutefois attentions aux remarques ci-dessus (revente de données, site passée à la loupe à la recherche de mails et autres) et dessous. Voir aussi: ucraft.com qui se sert de Google cloud et infinityfree.net, 5gbfree.com, titanichost.net, netlify.com,
Le cas de pages.github.com est un peu plus complexe, ce service est fait pour les développeurs, qui peuvent y mettre leurs fichiers avec les explications liées, mais par afficher un site proprement dit car cela se fait à la requête.

Autre solution vue, 000webhost. Il a pour seul avantage de ne pas demander d’avancer une carte de crédit et d’y mettre aussi bien un site en dur, un CMS classique avec BDD type wordpress ou un flat-file. Toutefois la brandywidth (traffic) se révèle vite limitée, le serveur souvent down, particulièrement lent, les attaques DDOS, le nombre de fichiers limité problématique pour un CMS (6,000), fichier de taille individuelle 4 mo, connection non-cryptée, en clair, vieille version de PHP, pas de validation d’Email, le tout en solution hyper-mutualisée, et bien sûr zéro support, même en cas de perte du site. Paypal refuse de travailler avec cette solution, apparemment surtout utilisée par les scammers/spammers de tout poil. Dans le même genre: http://freehostingnoads.net/. Appréciez le design non-responsive et les pubs douteuses ! 🙂

Et se rappeler l’adage essentiel du web: Si c’est gratuit c’est toi le produit !

Un pari impossible ?

Une autre solution qui n’a pas été discutée ici, car plus « hasardeuse », payer pour une solution indépendante (auto-hébergée) type OVH ou 1&1, avec un an pour rembourser le prix du nom de domaine et de l’hébergement de base: C’est possible en publiant du contenu régulier et en mettant en place des publicités type Google adsense; L’objectif de 25 € par exemple est très raisonnable. Toutefois la « gratuité » n’est qu’une illusion car il aura fallu quand même consacrer du temps aux contenus eux-même, même si des solutions pour gagner du temps existent:
-Traduire des articles d’autres langues (Google détecte cela)
-Mixer trois articles sur la thématique et re-rédiger pour éviter les duplicate content
-Mettre en place un blog d’actu à partir de google alertes (syndication)
-Mettre en place la rediffusion automatique sur les réseaux sociaux.

Le blogging Automatique

En clair, si l’objectif est de faire de l’argent grâce à du contenu, créer une solution de blogging entièrement automatisé pourrait régler la question avec un robot pouvant faire de la détection sémantique, l’appréciation de la langue (qualité), du SEO (et liens entrants-sortants), du scrapping, de la traduction, de la fusion anti-doublons et de la reformulation façon spinning, puis l’adjonction d’images d’accroches pertinente (avec une IA auto-apprenante sur étagère), puis la diffusion et rediffusion ciblée, et une analyse itérative. Et cela, d’après ce que je sais, n’existe pas encore.

https://www.quora.com/How-can-I-host-my-website-for-free

Test de PluXml

PluXml, l’anti-Wordpress ?

Toujours en chasse du meilleur CMS statique Open Source ou « Flat-File CMS », j’ai pu voir dans certains articles de la blogosphère Francophone ce nom revenir souvent (PluXml), peut-être pour la raison que son développeur étant Français il reste inconnu du bataillon dans la sphère anglophone. Outre une séduisante alternative à WordPress, Ghost, la sphère CMS flat file après avoir chanté les éloges de GRAV, a chanté les louanges en 2018 d’October. Après les tests de Zwii et Pico, nous voilà donc face à un autre CMS sans bases de données mais avec back-office d’administration, ce qui est intéressant dans une perspective professionnelle, à installer pour des clients.

Rappelons-nous toujours ce que souhaite un client, en tant que pros de l’internet:

-La possibilité de pouvoir gérer son contenu, d’en créer de nouveaux facilement
-Un back-office d’administration simple et compréhensible pour être autonome
-En Français si possible
-Peu onéreux
-Avec une courbe d’apprentissage rapide.
-Avec la possibilité, plus tard, de faire plus de choses avec (on entends là 1 an ou 2).

Ce qui importe, c’est que le client puisse continuer à se concentrer sur son activité et ne pas perdre du temps dans de la gestion technique et savoir « comment ça marche ». Un site vitrine, c’est: Je change quelques mots dans mes textes, je met à jour l’adresse, j’ajoute un collaborateur, je change une photo, je rajoute un nouveau produit/service.
Et dans une optique de le faire vivre, pouvoir publier des nouveaux contenus, les publier automatiquement sur les réseaux sociaux, et ne pas se prendre la tête avec la mise en page.

Du point de vue professionnel, webmaster/webdesigner, c’est de:
-Pouvoir l’installer rapidement,
-Avoir une configuration passe-partout,
-Installer un CMS pérenne (pas un projet qui tombe dans l’oubli au bout de 3 ans),
-Disposer d’une communauté active, réactive, impliquée et capable de répondre aux questions rapidement,
-Des templates sous le pied et pas mal de plugins,
-La possibilité de modifier le code sans trop de problème.
-Côté SEO bien sûr, un système qui a été pensé un minimum pour l’optimisation naturelle et qui est souple.
-Un CMS Rapide, avec un code léger/élégant si possible.
Le but étant de ne pas perdre trop de temps à l’installer et le personnaliser.

Voilà en quelques mots ce qu’on attends le plus souvent d’un CMS. Partant de là, on va souvent de mauvaises surprises en déceptions, tant le problème fondamental des CMS Open source perdure. Chaque génération propose « le plus simple, le plus rapide » mais développé avec des standards propres qui sont chacun l' »avenir », et souvent le résultat d’une multitude de collaborations et contributions. Le résultat est trop souvent soit une usine à gaz au niveau du fonctionnement, ou un compromis verbeux qui dissuade de passer d’un CMS à l’autre sans réapprendre l’alphabet.

Le test de PlumXml
Nous voici donc avec un nouveau CMS flat-file à tester, sans compromis ni langue de bois. Pourquoi cette fixation sur le flat-file ? Sécurité, simplicité et rapidité. Maintenant que le hacking est une industrie, WordPress, Joomla et Drupal sont de bonnes grosses cibles juteuses. Il suffit de voir des forums entiers sur Tor consacrés aux moyens de se servir de failles de plugins plus mis à jour et de techniques de flooding et spamming de bases de données. Qu’il s’agisse d’enterrer le site d’un concurrent ou de prendre les données en otage, de zombifier un serveur pour spammer, on part sur du connu.
Les CMS statiques sont récents, et comme les sites faits « à l’ancienne » sur mesure, ils restent sous le radar.

Specs:
-Serveur Apache, Nginx ou Lighttpd
-PHP 5 ou supérieur
-Librairie GD pour la gestion des images

Licence: GNU General Public License.

PlumXml tiendrait-il ses promesses ?

L’installation:


Première étape, télécharger les fichiers sur le site officiel
Seconde étape, téléverser le contenu du fichier décompresser sur son espace d’hébergement ftp.
Troisième étape, se préparer à remplir la page d’installation, ci dessus, puis cliquer sur « installer ».
Une fois terminé (ce qui prends un quart de seconde), le site d’affiche avec sa maquette par défaut:

PluXml maquettage par défaut

Premières impressions:
La maquette par défaut du site est assez classique, avec une nette orientation « blog », ce qui est assez remarquable étant donnée l’absence totale de base de données, complet avec tags, RSS, fil d’actus, admins, et commentaires.
Le menu de base est ultra-simple, avec un exemple de fil d’actualité en homepage par défaut et une page statique présentant des échantillons du theme.

L’Interface

La barre d’outils:

Située à gauche, la barre d’outil contient l’ensemble des options. Elle rappelle le système wordpress, mais en moins compliqué.
L’ordre est assez logique: Articles et création d’article, médias (images, vidéos, pdf…), pages statiques. Après le contenu, les réglages: Commentaires, catégories, profils, paramètres.

Création d’articles:

Une interface assez logique: Le titre, et le contenus (deux champs de texte), avec à droite les options contextuelles:
L’auteur (admin par défaut), la date de publication (que l’on peut programmer en avance) et le statut (brouillon, publié…);
On peut y faire figurer les dates d’updates ce que même WP ne propose pas nativement et différencier la date d’affichage et la date de publication réelle (archive). Le rattachement à une catégorie (nous allons voir si les sous-catégories son possibles), les tags, l’URL personnalisée (idem, non natif chez WordPress), les tags, le style de la page (template), et les balises SEO (description et mots-clés).
C’est complet et bien pensé.

Edition page PluXml

L’éditeur de texte de PluXml: Il n’y en a aucun par défaut !!!
Donc il faut jouer du code pour mettre des styles dans sa page, ce qui est un peu dommage pour une prise en main aisée et premier couac de cet essai. Pas de Wysiwig est un frein pour les non-codeurs utilisateurs de CMS (l’immense majorité). Il n’y a même aucune option de visualisation code/Wysiswig. De son côté WP par défaut dispose d’un éditeur, simple mais complet.
Il existe un parser Markdown cependant: http://warriordudimanche.net/index.php?article0351/markdown-parser-du-markdown-minimaliste-pour-pluxml, simple à utiliser et retenir mais qui reste abscons pour les non-initiés.

Solution:
En revanche il est tout à fait possible d’installer le plugin CK editor disponible depuis la page des plugins du site dédié à PluXml: https://pluxopolis.net/myplugins
La liste n’est pas immense mais déjà dispose de plugins utiles. J’ai installé pour ma part CK Editor, MyContact (Formulaire) et MyGoogle Analytics pour suivre le trafic. Voir « installer un plugin »

Création de page:

On insistera pas trop sur cette partie sachant que c’est assez similaire à la création d’article. L’interface diffère cependant dans le sens où il n’y a pas la possibilité d’attacher une page à une catégorie, ni ajouter des tags. On ne peut non plus ajouter un titre ni un thumbnail (image mise en avant), mais on peut ajouter des tages associés, balises meta et changer/programmer la date de publication et depuis le manager de pages, choisir d’affecter au menu ou de cacher la page (accessible autrement que par le menu).
J’ajoute que le manager de page manque d’ergonomie: Pour créer une page, au lieu d’avoir un simple bouton « créer », on a bouton « OK » dont l’utilité est douteuse et un bouton « mettre à jour la liste » qui est contre-intuitif.
Maintenant la philosophie est assez claire; il s’agit avant tout d’un blog, la partie « statique » est donc réduite (qui suis-je, contact, mentions légales…). Cela convient encore à une TPE.

Commentaires

Première remarque: Bien qu’il y ait un catpcha sémantique (qu’un robot peut comprendre), site et mail sont optionnel et l’on peut commenter à la volée sans garde-fou (pas de validation). En revanche on peut activer la modération depuis les paramètres (non par défaut).
Seconde remarque: On peut répondre ou éditer un commentaire mais sur des interfaces séparées.

Catégories

1- La gestion n’est pas plus claire que pour les pages. Plutôt que de la créer depuis un bouton, on remplit un champ vide en fin de liste et on valide « mettre à jour la liste », ce qui est un peu bizarre.
2- Pas de catégorie fille possible (pas de sous-catégorie).
3-On peut simplement affecter les catégories au menu. Typiquement la catégorie par défaut « blog » ou « news » par exemple.

Profils

C’est son profil courant propre (pas la page de gestion d’utilisateurs qui se trouve dans paramètres). On peut éditer son nom public (d’auteur/pseudo) et une petite bio ainsi que son adresse mail et mot de passe mais pas son identifiant de connection (défini en créant un nouvel utilisateur par défaut et en supprimant l’ancien).

Paramètres

Partie technique commune à la plupart des CMS elle permet de jouer sur:

      Le site (titre, metas, commentaires autorisés, langue, modération)
      L’affichage (accueil, fil articles, miniatures, RSS)
      Compte utilisateur: Gestion et création, avec 5 niveaux de droits
      Avancé: Clé d’administration (superadmin), réécriture d’URL et emplacements physiques des dossiers
      Thèmes: Changer et le éditer thème (accès ftp direct fichiers php, pas Xml)
      Plugins: Extensions de PluXml. Voir plus loin.
      Informations: Etat technique du site et du serveur.

Plugins: Installer un plugin


Sous paramètres/Plugins.
Il faut d’abord récupérer les archives zippées sur le site (téléchargement) puis les envoyer sur son client FTP préféré (gestionnaire serveur), après avoir au préalable:
Dézippé le dossier, en sortir le sous-dossier (version) et le renommer, par exemple de ckeditor-4.7.3 à « ckeditor ». C’est ce sous-dossier renommé que l’on envoie en ligne.
C’est important pour que le gestionnaire du CMS puisse les voir.
Une fois en ligne, les plugins apparaissent au niveau des « inactifs ». Il faut les activer, puis régler les problèmes de paramétrages éventuels.
Chaque plugin à son propre set de problèmes, pour CK editor, définir un dossier de stockage.
Les autres options de l’éditeur de texte sont la possibilité de l’activer pour éditer les pages en plus des articles (des fois que l’on aurait préférer faire ça en code !!! ;)), la taille de l’éditeur (hauteur) et le chemin des sous-plugins ou addons éventuels.


Gestion des médias sur PluXml. On peut déterminer la taille des vignettes et retailler automatiquement les images chargées, mais le process est assez long, et dépend des performances du serveur utilisé. Serveur oblige, il y a aussi un cota de 50 mo.

Note: Les URL par défaut ne sont pas très jolis: http://www.site.com/static/PluXml/index.php?article1/first-article
Je conseille l’installation du plugin MyBetterURLs pour y remédier ou d’activer tout simplement l’option de réécriture d’URL qui est désactivée par défaut dans paramètres/avancés.

MENU: On peut changer l’ordre des pages par simple glisser-déposer
Mettre un contenu statique en homepage et « blog » au niveau du menu pour les articles: Par forcément évident, mais il faut aller dans « pages statiques » et cocher la case en colonne « page d’accueil ».

Bilan:

PluXml est un blog Français en flat-file intéressant et prometteur, démarré en 2008 par Stéphane Ferrari), qui continue d’évoluer vers des améliorations telles que:
-Même possibilités de gestion pages statiques et articles
-Catégories filles à 3 niveaux
-Plus de thèmes.
-Homepage alternative avec fil d’articles en seconde position (ex. avec un shortcode)
La dernière version est PluCSS 1.3, PluXml 5.7, Décembre 2018

Il présente de nombreux atouts: S’installe facilement si on à accès au FTP, assez simple à appréhender et utiliser pour les utilisateurs une fois l’éditeur de texte et les bons plugins installés. Côté thème fille et design sur mesure, les règles applicables aux templates filles sont les mêmes: On peut par exemple dupliquer un template existant, qui apparaîtra en page des thèmes, revoyant au thème par défaut.

-Au final, comme alternative à WordPress qui est non seulement connu (cible pour hackers) et devenu assez lourd pour des bloggeurs/euses peu exigeant(e)s, PluXml est un bon choix. Dommage qu’il se borne (encore) à de petits projets et dispose d’une communauté (encore) réduite pour fournir des solutions (Les plugins ne font pas tout). La gestion d’un gros blog avec 2000+ pages est donc pour l’instant impossible, sauf a utiliser un menu minimaliste et du linking interne, voir de créer ses propres menus « en dur » et en bootstrap (4 niveaux et +), au risque d’alourdir le chargement. Toutefois il s’installe vite et bien, et reste présentable par défaut, ce qui est confirmé deux moins plus tard…

Le site Officiel: https://www.pluxml.org/ (Stéphane Ferrari (2008), Pedro Cadete depuis 2018, et 10+ contributeurs)
Le site des plugins, thèmes, templates et tech: https://pluxopolis.net/ (Stéphane Ferrari, Jack Paloque-Berges)
Le Forum: https://forum.pluxml.org/