Test de PluXml

PluXml, l’anti-Wordpress ?

Toujours en chasse du meilleur CMS statique Open Source ou « Flat-File CMS », j’ai pu voir dans certains articles de la blogosphère Francophone ce nom revenir souvent (PluXml), peut-être pour la raison que son développeur étant Français il reste inconnu du bataillon dans la sphère anglophone. Outre une séduisante alternative à WordPress, Ghost, la sphère CMS flat file après avoir chanté les éloges de GRAV, a chanté les louanges en 2018 d’October. Après les tests de Zwii et Pico, nous voilà donc face à un autre CMS sans bases de données mais avec back-office d’administration, ce qui est intéressant dans une perspective professionnelle, à installer pour des clients.

Rappelons-nous toujours ce que souhaite un client, en tant que pros de l’internet:

-La possibilité de pouvoir gérer son contenu, d’en créer de nouveaux facilement
-Un back-office d’administration simple et compréhensible pour être autonome
-En Français si possible
-Peu onéreux
-Avec une courbe d’apprentissage rapide.
-Avec la possibilité, plus tard, de faire plus de choses avec (on entends là 1 an ou 2).

Ce qui importe, c’est que le client puisse continuer à se concentrer sur son activité et ne pas perdre du temps dans de la gestion technique et savoir « comment ça marche ». Un site vitrine, c’est: Je change quelques mots dans mes textes, je met à jour l’adresse, j’ajoute un collaborateur, je change une photo, je rajoute un nouveau produit/service.
Et dans une optique de le faire vivre, pouvoir publier des nouveaux contenus, les publier automatiquement sur les réseaux sociaux, et ne pas de prendre la tête avec la mise en page.

Du point de vue professionnel, webmaster/webdesigner, c’est de:
-Pouvoir l’installer rapidement,
-Avoir une configuration passe-partout,
-Installer CMS pérenne (pas un projet qui tombe dans l’oubli au bout de 3 ans),
-Disposer d’une communauté active, réactive, impliquée et capable de répondre aux questions rapidement,
-Des templates sous le pied et pas mal de plugins,
-La possibilité de modifier le code sans trop de problème.
-Côté SEO bien sûr, un système qui a été pensé un minimum pour l’optimisation naturelle et qui est souple.
-Un CMS Rapide, avec un code léger/élégant si possible.
Le but étant de ne pas perdre trop de temps à l’installer et le personnaliser.

Voilà en quelques mots ce qu’on attends le plus souvent d’un CMS. Partant de là, on va souvent de mauvaises surprises en déception, tant le problème fondamental des CMS Open source perdure. Chaque génération propose « le plus simple, le plus rapide » mais développé avec des standards propres qui sont chacun l' »avenir », et souvent le résultat d’une multitude de collaborations et contributions. Le résultat est trop souvent soit une usine à gaz au niveau du fonctionnement, ou un compromis verbeux qui dissuade de passer d’un CMS à l’autre sans réapprendre l’alphabet.

Le test de PlumXml
Nous voici donc avec un nouveau CMS flat-file à tester, sans compromis ni langue de bois. Pourquoi cette fixation sur le flat-file ? Sécurité, simplicité et rapidité. Maintenant que le hacking est une industrie, WordPress, Joomla et Drupal sont de bonnes grosses cibles juteuses. Il suffit de voir des forums entiers sur Tor consacrés aux moyens de se servir de failles de plugins plus mis à jour et de techniques de flooding et spamming de bases de données. Qu’il s’agisse d’enterrer le site d’un concurrent ou de prendre les données en otage, de zombifier un serveur pour spammer, on part sur du connu.
Les CMS statiques sont récents, et comme les sites faits « à l’ancienne » sur mesure, ils restent sous le radar.

Specs:
-Serveur Apache, Nginx ou Lighttpd
-PHP 5 ou supérieur
-Librairie GD pour la gestion des images

Licence: GNU General Public License.

PlumXml tiendrait-il ses promesses ?

L’installation:


Première étape, télécharger les fichiers sur le site officiel
Seconde étape, téléverser le contenu du fichier décompresser sur son espace d’hébergement ftp.
Troisième étape, se préparer à remplir la page d’installation, ci dessus, puis cliquer sur « installer ».
Une fois terminé (ce qui prends un quart de seconde), le site d’affiche avec sa maquette par défaut:

PluXml maquettage par défaut

Premières impressions:
La maquette par défaut du site est assez classique, avec une nette orientation « blog », ce qui est assez remarquable étant donnée l’absence totale de base de données, complet avec tags, RSS, fil d’actus, admins, et commentaires.
Le menu de base est ultra-simple, avec un exemple de fil d’actualité en homepage par défaut et une page statique présentant des échantillons du theme.

L’Interface

La barre d’outils:

Située à gauche, la barre d’outil contient l’ensemble des options. Elle rappelle le système wordpress, mais en moins compliqué.
L’ordre est assez logique: Articles et création d’article, médias (images, vidéos, pdf…), pages statiques. Après le contenu, les réglages: Commentaires, catégories, profils, paramètres.

Création d’articles:

Une interface assez logique: Le titre, et le contenus (deux champs de texte), avec à droite les options contextuelles:
L’auteur (admin par défaut), la date de publication (que l’on peut programmer en avance) et le statut (brouillon, publié…);
On peut y faire figurer les dates d’updates ce que même WP ne propose pas nativement et différencier la date d’affichage et la date de publication réelle (archive). Le rattachement à une catégorie (nous allons voir si les sous-catégories son possibles), les tags, l’URL personnalisée (idem, non natif chez WordPress), les tags, le style de la page (template), et les balises SEO (description et mots-clés).
C’est complet et bien pensé.

Edition page PluXml

L’éditeur de texte de PluXml: Il n’y en a aucun par défaut !!!
Donc il faut jouer du code pour mettre des styles dans sa page, ce qui est un peu dommage pour une prise en main aisée et premier couac de cet essai. Pas de Wysiwig est un frein pour les non-codeurs utilisateurs de CMS (l’immense majorité). Il n’y a même aucune option de visualisation code/Wysiswig. De son côté WP par défaut dispose d’un éditeur, simple mais complet.
Il existe un parser Markdown cependant: http://warriordudimanche.net/index.php?article0351/markdown-parser-du-markdown-minimaliste-pour-pluxml, simple à utiliser et retenir mais qui reste abscons pour les non-initiés.

Solution:
En revanche il est tout à fait possible d’installer le plugin CK editor disponible depuis la page des plugins du site dédié à PluXml: https://pluxopolis.net/myplugins
La liste n’est pas immense mais déjà dispose de plugins utiles. J’ai installé pour ma part CK Editor, MyContact (Formulaire) et MyGoogle Analytics pour suivre le trafic. Voir « installer un plugin »

Création de page:

On insistera pas trop sur cette partie sachant que c’est assez similaire à la création d’article. L’interface diffère cependant dans le sens où il n’y a pas la possibilité d’attacher une page à une catégorie, ni ajouter des tags. On ne peut non plus ajouter un titre ni un thumbnail (image mise en avant), mais on peut ajouter des tages associés, balises meta et changer/programmer la date de publication et depuis le manager de pages, choisir d’affecter au menu ou de cacher la page (accessible autrement que par le menu).
J’ajoute que lemanager de page manque d’ergonomie: Pour créer une page, au lieu d’avoir un simple bouton « créer », on a bouton « OK » dont l’utilité est douteuse et un bouton « mettre à jour la liste » qui est contre-intuitif.
Maintenant la philosophie est assez claire; il s’agit avant tout d’un blog, la partie « statique » est donc réduite (qui suis-je, contact, mentions légales…). Cela convient encore à une TPE.

Commentaires

Première remarque: Bien qu’il y ait un catpcha sémantique (qu’un robot peut comprendre), site et mail sont optionnel et l’on peut commenter à la volée sans garde-fou (pas de validation). En revanche on peut activer la modération depuis les paramètres (non par défaut).
Seconde remarque: On peut répondre ou éditer un commentaire mais sur des interfaces séparées

Catégories

1- La gestion n’est pas plus claire que pour les pages. Plutôt que de la créer depuis un bouton, on remplit un champ vide en fin de liste et on valide « mettre à jour la liste », ce qui est un peu bizarre.
2- Pas de catégorie fille possible (pas de sous-catégorie).
3-On peut simplement affecter les catégories au menu. Typiquement la catégorie par défaut « blog » ou « news » par exemple.

Profils

C’est son profil courant propre (pas la page de gestion d’utilisateurs qui se trouve dans paramètres). On peut éditer son nom public (d’auteur/pseudo) et une petite bio ainsi que son adresse mail et mot de passe mais pas son identifiant de connection (défini en créant un nouvel utilisateur par défaut et en supprimant l’ancien).

Paramètres

Partie technique commune à la plupart des CMS elle permet de:

      Le site (titre, metas, commentaires autorisés, langue, modération)
      L’affichage (accueil, fil articles, miniatures, RSS)
      Compte utilisateur: Gestion et création, avec 5 niveaux de droits
      Avancé: Clé d’administration (superadmin), réécriture d’URL et emplacements physiques des dossiers
      Thèmes: Changer et le éditer thème (accès ftp direct fichiers php, pas Xml)
      Plugins: Extensions de PluXml. Voir plus loin.
      Informations: Etat technique du site et du serveur.

Plugins: Installer un plugin


Sous paramètres/Plugins.
Il faut d’abord récupérer les archives zippées sur le site (téléchargement) puis les envoyer sur son client FTP préféré (gestionnaire serveur), après avoir au préalable:
Dézippé le dossier, en sortir le sous-dossier (version) et le renommer, par exemple de ckeditor-4.7.3 à « ckeditor ». C’est ce sous-dossier renommé que l’on envoie en ligne.
C’est important pour que le gestionnaire du CMS puisse les voir.
Une fois en ligne, les plugins aparaissent au niveau des « inactifs ». Il faut les activer, puis régler les problèmes de paramétrages éventuels.
Chaque plugin à son propre set de problèmes, pour CK editor, définir un dossier de stockage.
Les autres options de l’éditeur de texte sont la possibilité de l’activer pour éditer les pages en plus des articles (des fois que l’on aurait préférer faire ça en code !!! ;)), la taille de l’éditeur (hauteur) et le chemin des sous-plugins ou addons éventuels.


Gestion des médias sur PluXml. On peut déterminer la taille des vignettes et retailler automatiquement les images chargées, mais le process est assez long, et dépend des performances du serveur utilisé. Serveur oblige, il y a aussi un cota de 50 mo.

Note: Les URL par défaut ne sont pas très jolis: http://www.site.com/static/PluXml/index.php?article1/first-article
Je conseille l’installation du plugin MyBetterURLs pour y remédier ou d’activer tout simplement l’option de réécriture d’URL qui est désactivée par défaut dans paramètres/avancés.

MENU: On peut changer l’ordre des pages par simple glisser-déposer
Mettre un contenu statique en homepage et « blog » au niveau du menu pour les articles: Par forcément évident, mais il faut aller dans « pages statiques » et cocher la case en colonne « page d’accueil ».

Bilan: Ce CMS est-il mort ?

PluXml est un blog Français en flat-file intéressant et prometteur, mais qui n’ira pas plus loin. En effet, le projet semble arrêté depuis fin 2018 après avoir démarré en 2008 (Stéphane Ferrari). Dommage car il y avait encore de la place pour de nombreuses améliorations:
-Même possibilités de gestion pages statiques et articles
-Catégories filles à 3 niveaux
-Plus de thèmes (seulement 4, vieillots).
-Homepage alternative avec fil d’articles en seconde position (ex. avec un shortcode)
Sans doute la technologie utilisée est un peu datée, comparée par exemple à Grav, qui offre bien plus de possibilités.

Sur pluxopolis, le support s’est essouflé: Plus qu’un seul article en 2018, rien en 2019.
>> La dernière version est PluCSS 1.3, PluXml 5.7, Décembre 2018

Toutefois il présente de nombreux atouts: S’installe facilement si on à accés au FTP, assez simple à appréhender et utiliser pour les utilisateurs une fois l’éditeur de texte et les bons plugins installés. Côté thème fille et design sur mesure, les règles applicables aux templates filles sont les mêmes: On peut par exemple dupliquer un template existant, qui apparaîtra en page des thèmes, revoyant au thème par défaut.
Au final, comme alternative à WordPress qui est non seulement connu (cible pour hackers) et devenu assez lourd pour des bloggeurs/euses peu exigeant(e)s, PluXml est un bon choix. Dommage qu’il se borne à de petits projets et que sa communauté soit trop réduite pour fournir des solutions (Les plugins ne font pas tout). La gestion d’un gros blog avec 2000+ pages est donc impossible, sauf à utiliser un menu minimaliste et du linking interne, voir de créér ses propres menus « en dur » et en bootstrap (4 niveaux et +), au risque d’alourdir le chargement.

Le site Officiel: https://www.pluxml.org/ (Stéphane Ferrari (2008), Pedro Cadete depuis 2018, et 10+ contributeurs)
Le site des plugins, thèmes, templates et tech: https://pluxopolis.net/ (Stéphane Ferrari, Jack Paloque-Berges)
Le Forum: https://forum.pluxml.org/

Test de Bludit, CMS flat file

Toujours en quête du CMS simple et rapide pour mes clients, je viens de tester bludit. La vue de l’interface, et surtout d’un éditeur digne de ce nom, mais aussi de ses spécifications, sont intéressantes.

A propos de bludit CMS:

Flat-File signifie qu’il n’y à pas de base de données, uniquement des fichiers. Cela présente quatre avantages principaux:
-Vitesse d’éxécution plus rapide
-Sécurité renforcée
-Sauvegarde plus facile
-Fonctionne toujours en cas de certaines pannes serveur (plus d’angoisse de la page blanche).
Et bien sûr c’est un CMS avec back office donc il est envisageable de créer un site entièrement sur mesure depuis photoshop, en « dur » et de lui greffer les fonctionnalités du CMS pour gérer les contenus.

Bludit peut être utilisé pour configurer des sites Web vitrine ou des blogs, et leur combinaison. Des fichiers JSON sont utilisés pour stocker le contenu. Un plugin à distance (Remote Content) permet de publier depuis des plate-formes telles que GitHub. Le contenu peut être formaté en option avec Markdown (comme pour GRAV), du code HTML ou un éditeur WYSIWYG qui est ici l’option qui nous intéresse. Pour l’apparence, des thèmes sont disponibles, et les plugins permettent pas mal d’extensions et fonctionnalités supplémentaires. Le CMS est dit optimisé SEO et compatible RGPD dès le départ (gestion données personnelles), ce qui évite de galérer par la suite en mettant en place un plugin. Il possède aussi un moteur de recherche natif.

Ce qui ne gâche rien c’est que son créateur, le développeur argentin Diego Najar à sorti en 2016 son CMS en open source gratuit sous licence MIT, espérant les contributions. Najar avait avait précédemment développé le logiciel de blog Nibbleblog. Différentes traductions sont disponibles en plus de l’Anglais, environ 30 langues dont le Français.

Installation de Bludit:

Un conteneur Docker est également disponible pour l’installation, mais elle se fait via ftp ou en ligne de commande serveur à partir d’un fichier compressé. Pour ce teste j’ai choisi la voie du CMS, en sous dossier (domaine.com/static/) pour tester le référencement des contenus, et avec l’interface en Anglais. Le fichier « tout mouillé » ne fait que 3.40 mo ce qui est très raisonnable et l’envoi en ligne est rapide. Pour en savoir plus, il existe une documentation en ligne.

Première installation: Une fois les fichiers en ligne il suffit de se rendre à l’adresse par défaut de stockage (ici static/) et l’on est redirigé sur un page d’installation a étapes simple et user-friendly. La première étape est celle du choix de langue.


La seconde étape est celle de la définition d’un mot de passe. C’est « admin » par défaut, que l’on pourra changer par la suite.
Et c’est plié. On arrive https://dbo-design.tech/wp-admin/upload.phpdirectement sur la page index.php, c’est à dire la page d’accueil, basique. Choix de langue, mot de passe. Voilà qui commence bien.

Le back office de Bludit:

back office Bludit
Le back office est pour le moins d’une grande simplicité comme on le voit ici. Cla ressemble à un résumé, épuré à l’extrème du back office standard de la plupart des CMS. De haut en bas:
Trois fonctionnalités les plus utilisées: Création de contenu, catégories et création d’utilisateurs. Seconde ligne: Les fonctionnalités du support, doc, forum et chat… Où j’apprends que la fonctionnalité E-Commerce est en développement pour Bludit.

A droite on retrouve le traditionnel menu avec les mêmes fonctions, plus les réglages, en bas de la colonne. Comme la plupart des CMS on règle le général (Sept onglets pour gérer du SEO ), les plugins (Une vingtaine, présents mais non activés par défaut), et les thèmes. Jusqu’ici c’est parfaitement clair, concis, standard.

Les réglages permettent de constater les points suivants:
-On peut changer la langue de l’interface avec une grande facilité.
-On peut personnaliser ses URL (adresses de pages)
-Il y a une sauvegarde auto toutes les 2 minutes
-On peut régler par défaut 8 réseaux sociaux (‘nous trouver’)
-On peut définir la taille des vignettes qui seront créées par défaut lors de l’import d’images

La gestion d’utilisateurs:
Permet notamment de changer son admin par défaut, mais aussi de créer des participants avec des droits réduits (on reste le superadmin par défaut), mais les choix sont réduits au minimum: Admin ou rédacteur. Le rédacteur ne voit que ses propres articles et n’aura accès à rien d’autre.

Passons maintenant à l’essentiel: La création de contenus
contenus sur bludit
Le manager de contenus se présente sous la forme de cinq onglets, le premier permet de voir les pages en stock, leur adresse (URL) et les actions possibles (là encore c’est minimaliste, éditer ou supprimer).

J’ai eu un peu de mal à comprendre la classification « statique » et « épingler » au début pour des pages.
-Le premier « statique » dans l’exemple par défaut est un lien présent dans le menu
-Le second comprend des sections épinglées sur la page d’accueil, pour former le type de « storytelling » dont les sites à scroller nous ont habitués.
Note Personnelle: C’est simple et souple même si ce n’est pas forcément évident de prime abord: On aurait pu simplement « affecter » un contenu lambda à la page d’accueil en tant que « module » par exemple, et choisir « post » plutôt que « page » de la même manière si une maquette différente est appliquée. Questions de terminologie et goûts personnels. J’essaie de me mettre à la place de mes clients et de me poster la question « qu’est-ce qui est logique ». Car la logique des développeurs (expérience personnelle) n’est pas celle du commun des mortels ! Mieux vaut confier un UX (interface) à des graphistes et ergonomistes qui dicteront un fonctionnement précis aux développeurs sous peine d’avoir un système inutilisable peu avant la date de présentation publique comme j’ai pu le voir trop souvent.

Les autres onglets de gestion de contenu concernent la planification de publication (un standard maintenant, qui permet de continuer à publier en automatique, en partant en vacances), et les brouillons enregistrés. Rien de bien spécial.
Une alerte de confirmation est en place (avant suppression d’un élément) par sécurité, un standard bienvenu.

Les Options de page sont cachées par défaut, en haut à droite de la page après le bouton « image ». Elles permettent de définir:
-La catégorie (à définir en amont)
-La description
-L’image associée à l’article (un peu comme l’image mise en avant par wordpress) qui sera reprise par les réseaux sociaux.
Les autres options sont en onglets pour ne pas avoir un bloc à rallonge, ce qui est bienvenu.
Onglet Avancé:
Pour faire simple, la date de publication peut être modifiée, et trois fonctions qui nous intéressent particulièrement:
-Le type, statique ou « épinglé ». On là vu plus haut mais le premier va place un lien en menu tandis qu’avec le second la page sera assimilée à un module de la page d’accueil. Terminologies et choix discutables, mais passons.
-La position va définir l’ordre au niveau du menu
-Parent est un champ avec de l’autocomplétion (qui fonctionne quand ça lui chante) et permet de d’affecter une sous-page, donc une arborescence.
Après avoir fait des tests infructueux pour obtenir des pages filles en testant plusieurs combinaisons d’options, puis créé des pages redirigées en 404 sans le vouloir, j’ai effectué une une recherche et il s’avère que le développeur à fait le choix bizarre de limiter la création de sous pages au niveau des « articles » et non des pages. Et même dans ce cas, la manipulation est assez tordue.
De plus le développeur à préciser que des sous-pages ne seraient possibles qu’à un niveau seulement.

Onglet SEO:
Pouvoir créer une URL sur mesure
Pouvoir modifier robots.txt pour bloquer l’accès au site.

Observations:

Points Positifs de Bludit

V Positif: Comme le code est accessible, il est très possible d’y mettre à peut près tout ce que l’on souhaite sans que tout ne saute en mode visuel. On peut donc envisager d’adapter une maquette boostrap en dur assez facilement.
V Grande simplicité de manière générale de l’interface et des fonctionnalités
V Installation très simple et rapide
V Nombreuses options facilement accessibles
V Editeur relativement complet
V Rapide (sous la barre d’une seconde avec hébergement d’image, et image optimisée
V SEO facile à mettre en œuvre et optimiser
V Interface en Français

Points Négatifs de Bludit

X La Gestion des images n’est pas centralisée est c’est dommage. Il y à un bouton bien visible en haut de page (au dessus des champs d’édition de la page) près de « paramètres » (de page), mais qui ne permet que d’uploader une image depuis son ordinateur. Il fait office de manager médias: La gestion des images en interne se fait via l’icône classique de l’éditeur et ne permet de son côté que des imports d’URL externes. On aurait aimé peut-être un menu unique depuis l’éditeur pour uploader ou avoir un URL externe ou interne d’ailleurs.
X Les options d’image sont limitées: On ne peut que jouer sur les dimensions (pas de placement gauche, droite aligné sur le texte par exemple). Il n’y a pas de code de gestion des images par défaut. Une grande image sera déformée par son conteneur (largeur fixe, hauteur variable). Il y aura donc du CSS par défaut à prévoir.
X L’impossibilité de créer des pages filles, et les bugs associés (pages mal redirigées et 404). >
X Support limité du fait d’une documentation orientée développeur et communauté réduite
D’après les auteurs, le CMS reste utilisable en configuration BLOG ou CMS, et en premier lieu de Blog (pages par défaut) avec quelques pages statiques comme contact, a propos, mentions légales… Les auteurs recommandent deux installations séparées pour avoir Blog ET CMS. C’tait il y a un an et il semble n’y avoir eu aucun progrès depuis dans ce sens.

La possibilité de créer des pages filles avait été évoqué dans la v2 mais même dans la dernière version cela ne reste possible que pour les articles classés par date uniquement, à condition de faire apparaitre la page mère en autocomplétion (ne marche pas sur toutes les pages malgré des paramètres identiques).

Gestion des images dans bludit

Bilan:

En somme, une fois que l’on accepte ses limitations (petits projets uniquement), Bludit se révèle plaisant et prometteur. Dommage que depuis 2016 aucune communauté solide ne se soit créée. Il semble maintenant que seule la version Pro soit supportée, via l’ouverture d’un compte de backer (sponsor) sur Patreon, moyennant un prix raisonnable il est vrai. Comparé à d’autres CMS, même flat-file, Bludit se signale par sa grande simplicité. Mais il faut bien avoir en tête que seul un petit site ne fonctionnera du fait de la longueur du menu (5-6 pages), ce qui convient à la plupart des sites vitrines de particuliers et auto-entrepreneurs. Certes, on déplorera des choix de terminologie et de fonctionnement discutables; mais il offre une grande simplicité de prise en main et de fonctionnement avec les avantages que sont l’absence de vraie base de données, donc plus de sécurité et de rapidité.

Le SEO est une course automobile !

Tous en piste !

Le référencement, une course automobile ?

Depuis 15 ans que je fais du référencement pour mes sites et ceux de mes clients, la meilleure explication lorsqu’il s’agit de trouver des analogies à ce travail, c’est une course automobile, avec tout ce que cela contient, de la voiture, au circuit, en passant par le pilote, etc.

En effet:

  • Le Ranking: C’est la course elle-même. Mieux vaut commencer avant tout le monde.
  • La requête: C’est Le circuit.
  • Les trois premiers résultats de Google: La Pole-position, médailles de bronze, argent et or.
  • La publication sémantique du site: C’est le moteur (tours/minutes, torque)
  • Les liens rentrants: C’est le carburant.
  • La pub en ligne: C’est le turbo.
  • L’optimisation de chaque article (balises metas, H, URL..): Les pneus
  • Le serveur: C’est le carter et l’injection.
  • Les réseaux sociaux: C’est la transmission
  • Le référenceur (E-marketeur ou simplement l’utilisateur du site): C’est le pilote.
  • Le cercle itératif (avec google analytics, etc): C’est chaque tour de piste.
  • Le bilan SEO: C’est la pause du pit stop
  • L’optimisation du site: C’est la voiture.
  • Faire un « afficher la source »: Ouvrir le capot
  • Modifier et optimiser le code: Avoir les mains dans le cambouis.
  • Automatiser son SEO: Prendre les virages à la corde…

Une course automobile à tous les ingrédients pour décrire l’action de référencement dans sa globalité, que les analogies maritimes d’origine, meilleures pour décrire l’ensemble du web (« surf », « sous la ligne de flottaison », « naviguer/navigateur », iceberg, « crust », etc). Si le SEO est une course, on le doit à la complexité du sport automobile, dont tous les aspects trouvent des correspondances. En fait j’ai pu trouver des dizaines d’analogies plus ou moins faciles. Cela permet bien sûr au bout du compte pour des débutants de mieux comprendre le référencement.

Cela donne lieu à d’amusantes analogies:

Pour faire une course SEO, il faut une voiture (un site):

Une 2CV avec une carrosserie de Ferrari? – Un superbe site internet avec une très mauvaise optimisation SEO.

Une bête de course avec une carrosserie de Lada? – Un site conçu dès le départ pour cartonner en SEO, superbe optimisation, beaucoup de sémantique pour Google mais très peu de visuels et d’images, ou d’effets dynamiques. A un moment donné il va falloir quand même soigner l’apparence pour éviter le taux de rebond (méfiance des internautes).

> Le profilage de la carrosserie: Pas seulement l’apparence mais que le tout soit léger: CSS et Javascript minifiés et regroupés, images optimisées ou chargées depuis un serveur rapide, une code simple et digeste, une base de données optimisée, etc.

> Une carrosserie bariolée de slogans de partenaires ? Un site bourré de pubs.

> Les accessoires de la voiture: Le béquet, l’aileron: Vous collent au sol: C’est votre assistant SEO qui analyse aussi le bon respect des critères google, de même que l’antipatinage, l’ABS.

> Les instruments du tableau de bord: Plus que Google Analytics, c’est le succés sur les réseaux sociaux: Nombre de likes, de partages, etc.

Le carburant ! Les liens rentrants: Ca va de l’eau un peu enrichie (un article mollement tous les six mois, repris sur une seul réseau social, des liens d’annuaires bidons, au super sans plomb (standard, une article semaine, bien repris plus curation réseaux sociaux), au péroxyde d’azote: Liens de grande autorité, ou venant d’influenceurs du domaine, passage TV, radio, etc. Note: Il faut que le serveur (carter/injection) supporte la charge sinon c’est la panne !

Et les jolies filles des paddocks ? Pour rappeler au référenceur/pilote qu’il y a aussi la « vraie vie ».  😉

Les tricheurs

Le référencement négatif (NSEO): Mettre du sucre dans le moteur de son concurrent…

Le référencement Black Hat: Tricher dans la conception de la voiture qui ne respecte pas les règles de la fédération/Google, du carburant, etc.

Les sanctions Google: « Bac à sable »: Vous sortez de la piste ! c’est le même terme. Au pire: La voiture en plus fait des tonneaux et est bonne pour la casse: C’est la blacklist !

Les réseau TOR/Dark Net: Les courses sauvages.

 

Le référencement c’est plus Le Mans qu’un grand prix

En effet, pour une requête, toutes les voitures en piste ne sont pas des Formule 1 suroptimisées dans cette course au référencement. La preuve, dans ma carrière j’ai pu voir des dizaines de site très laids et pas optimisés, voir des documents .pdf arriver dans les premiers résultats tout en étant en course depuis très longtemps. On peut se lancer avec petit site pas forcément puissant ni bien optimisé, pourtant gagner à force de persistance et de cohérence dans sa conduite (dans sa stratégie SEO/de course). Au mans selon les catégories, les voitures/sites se doublent allègrement à chaque tour, c’est ce qui rend la course plus passionnante à mon sens, mais aussi plus risquée, avec la fatigue. Les différentes catégories (cylindrées notamment) c’est aussi des différences entre le référencement payant et naturel.

Maintenant il y a des requêtes si exclusives qu’elles sont effectivement comparable à un circuit de Formule 1 très disputé, très exclusif, ou de NASCAR: Sur des mot-clés « assurance », « rachat de crédit » et d’autres, on ne trouve que des super-pros avec d’énormes moyens et tous les coups sont permis. Passez votre chemin ! Les requêtes longues par contre c’est un peu le circuit de kart du coin ou la veille piste crado oubliée, mal organisée, sauvage et pas médiatique: Idéal pour se faire les roues ! Puisque le référencement est une course, autant commencer facilement.

Un circuit complexe comme le Mans (ne me parlez pas du Nürburgring !) ce sont des chicanes, des virages plus ou moins longs et la fameuse ligne droite des Hunaudières avec laquelle des voitures pouvaient monter à 400 à l’heure, plus qu’en formule 1. Avoir un contenu 10X en E-Marketing c’est un peu ce carburant qu’il vous faut pour aborder cette ligne droite:

Une accélération toute en puissance (plus que les concurrents) et qui vous maintient haut dans les tours jusqu’à la fin. Bien prendre un virage, c’est aussi bien gérer le lancement d’un nouvel article, le faire rapidement passer sur les réseaux sociaux. Son amplification, c’est un peu la ligne droite qui suit derrière; Certains virages sont plus difficiles à négocier, de même certains articles sont plus difficile à faire et auront plus ou moins de succès. Le timing est essentiel !!!. Trop tôt ou trop tard est c’est peut être une embardée ou une sortie de piste. Mais quand on se prend au jeu, c’est addictif !!!

Une expertise personnelle

Vingt ans à créer et mettre en ligne, puis voir évoluer des sites web, dans des dizaines de thématiques différentes, gérer depuis l’optimisation du site aux stratégies de contenus, et aux partages sur les réseaux sociaux. J’ai presque tout testé, et constaté qu’en effet, le référencement c’est une course. Et devenir premier sur Google en Anglais sur des centaines de requêtes sans dépenser un centime en publicité c’est possible.

Alors, vous voulez faire partie de mon écurie ?

Contactez-moi !